Chronique : Elya et sa tribu -1- Les oiseaux de terreur (Auzou BD)

Il y a 2 semaines 29

V ers 12 000 avant notre ère, Elya et Léo, le petit hyaenodon, sont inséparables. Suivant les parents de la fillette, ils quittent les terres enneigées et migrent vers le sud. Bientôt, ils s’installent dans lieu baigné de soleil, boisé et habité par une faune aussi variée qu’inconnue. Mais l’enfant et son animal apprivoisé découvrent rapidement qu’une bande d’oiseaux géants terrorise les environs. Il n’est pas question pour eux d’être dévorés : la résistance commence.

En route pour la Préhistoire ! Avec Elya et sa tribu, Milena (Les enfants de l’été) se lance dans une première série qui possède tout pour plaire aux jeunes lecteurs. En effet, les amateurs en herbe d’Homo sapiens, de mammouths et autres créatures du Paléolithique sont servis, d’autant que s’ajoutent à cela l’aventure et une dose de frisson, sans oublier une part d’humour. Le décor planté, l’auteure déroule son récit en mini-chapitres de quatre à onze pages, les passages de l’un à l’autre formant les transitions et permettant de ménager un peu de suspense. La découverte du nouveau lieu d’habitation, ainsi que les préparatifs, puis le combat contre les affreux volatils occupent la majeure partie de l’histoire qui va crescendo. Une piste sur les origines de Léo est également glissée afin permettre un développement ultérieur. Cependant, le propos ne s’arrête pas là, car il met également en avant l’importance de la solidarité et de l’union pour parvenir à bout d’ennemis voraces, mais aussi les aléas climatiques et la nécessaire adaptation des hommes. L’ensemble est porté par un graphisme au trait lâché et particulièrement expressif. Celui-ci joue volontiers des codes visuels pour restituer au mieux les émotions des protagonistes. Les couleurs viennent habiller le tout et confèrent un certain peps aux planches dont le découpage et les cadrages assurent une bonne lisibilité. Clôturant l’album, un carnet permet d’en apprendre davantage sur les choix artistiques de Milena, ainsi que sur le bestiaire rencontré.

Amusant et bien mené, Les oiseaux de terreur ouvre joliment une aventure préhistorique qui mérite de s'y arrêter.

Par M. Natali

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