Comment Adrian Tomine a imaginé l’une des images les plus emblématiques du confinement

Il y a 4 semaines 91

« Je me sens observée », « On peut tellement s’identifier », « La perfection »… Voici, en vrac, quelques réactions à la couverture du « New Yorker » du 7 décembre dernier, dans laquelle on voit une jeune femme au chemisier élégant, cocktail à la main, sous son meilleur jour à l’écran. Hors cadre, un short de sport, des chaussons et un appartement au sol jonché de toutes sortes de détritus d’époque : masques, gel hydroalcoolique, boîte de nourriture à emporter… Celui qui a si bien saisi notre mode de vie au temps du confinement s’appelle Adrian Tomine. Auteur de BD américain, il vient de publier en France « La solitude du marathonien de la bande dessinée », dans lequel il retrace avec humour les petites humiliations qui vont de pair avec le métier. Entretien.

BibliObs. Comment avez-vous eu l’idée de « Love Life », cette couverture pour le « New Yorker » parue début décembre ?

Adrian Tomine. C’est en fait la troisième idée de couverture que j’ai soumise et dessinée pendant la pandémie. Les deux premières ont été retirées à la dernière minute en raison de l’actualité en constante évolution. J’étais donc déterminé à trouver une idée de couverture qui était pile dans l’actualité, sans pour autant concerner spécifiquement les derniers développements.

This week’s cover, “Love Life,” by Adrian Tomine: https://t.co/RkqYru1NlG https://t.co/LRuCXjlsK0

—NewYorker(@The New Yorker)

Votre couverture s’appelle « Love Life » (vie amoureuse) mais aurait tout aussi bien pu s’appliquer au travail tel

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