Ainsi parlait Claire Bretécher

Il y a 2 années 190

7 avril 1940

Naissance à Nantes dans une famille bourgeoise et catholique.

1940-1944

Elle passe la guerre à 60 kilomètres de Nantes, à Erbray. C’est la campagne, et elle « adore ». Un souvenir marquant : quand elle a 3 ans, sa mère l’emmène se réfugier dans une cave alors que la ville est bombardée. « Tout le monde pleurait. J’ai demandé à ma mère : “Faut-il avoir peur ?” Non, m’a-t-elle répondu. Je n’ai pas eu peur. Je croyais tout ce qu’elle me disait. »

Années 1940

La mère est femme au foyer, le père, juriste. « Mon père était un sale con, et ma mère était gentille. Parler de mes parents m’emmerde. » « J’ai grandi dans une famille dominée par les femmes, où les hommes étaient des crétins. » « Je n’ai aucune nostalgie pour le passé, le passé ne m’intéresse pas, je n’y arrive pas. Le passé auquel je m’intéresse s’arrête à l’âge de 5 ans. »

Elle est élève à l’école des Ursulines. « J’étais externe, à mon grand regret : être pensionnaire, c’était mon rêve le plus cher car je m’emmerdais tellement chez moi. » Elle passe ses vacances à Saint-Gilles-Croix-de-Vie et à Belle-Ile-en-Mer, où elle achètera une maison en 1989.

Les ratés du couple vus par Bretécher : 8 planches « retrouvées » des « Frustrés »

Années 1950

A l’approche de l’adolescence, elle lit, écrit des petits romans et dévore beaucoup de BD, notamment « la Semaine de Suzette ». Elle déteste « Bécassine » mais adore « Durga Râni, reine des jungles », et bientôt le journal « Spirou ». « C’est mon père qui l’achète. »

Elle qui re

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