Blois au féminin pour le 38e festival BD Boum du 19 au 21 novembre

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Le festival BD Boum met à l'honneur la britannique Posy Simmonds. Hasard : cet automne, le prix de la BD historique des rendez-vous de l'Histoire de Blois récompensait un travail sur les suffragettes anglaises. God save the Queens ! 

Sur l’affiche du 38e festival BD Boum, Gemma Bovery allume une fusée de feu d’artifice. A ses côtés, en surplomb du château de Blois, Cassandra Drake se tient prête à trinquer, une bonne bouteille de vin à la main.

Les lecteurs et lectrices avisés auront reconnu deux héroïnes de l’anglaise Posy Simmonds. La grande dame de la bande dessinée britannique est l’invitée d’honneur du festival qui se tient le week-end prochain. Pour l’occasion, ses malicieuses "graphic novels" s’exposent à la maison de la BD de Blois.

A retenir encore de la dizaine d’expos, la part belle faite aux images de Voutch. Le peintre, installé dans les Vosges, est capable de passer une semaine sur l’une de ses illustrations de presse, travaillées à la gouache, pour le plaisir de mettre dans la bouche de ses personnages à longs nez, souvent de grands bourgeois imbus d’eux-mêmes, une saillie ridicule.

Blois, ce sont aussi les Rendez-vous de l'istoire où l’on décerne chaque automne le prix Château de Cheverny de la bande dessinée historique. Cette année, ce prix a récompensé Clément Xavier et Lisa Lugrin, pour Jujitsuffragettes - Les Amazones de Londres, aux éditions Delcourt. Le livre raconte comment les suffragettes anglaises qui réclamaient le droit de vote en 1910 s’étaient formées aux arts martiaux pour se défendre dans les manifestations.

Connaissez-vous Stéphanie St Clair ? Née dans la misère en Martinique, devenue orpheline vers 20 ans, elle quitte son île pour les États-Unis en 1910. A New York, intelligente et sans pitié, elle va régner sur le monde des loteries clandestines, devenir chef de gang et s’opposer aux Italo-Américains qui veulent faire main basse sur Harlem. Moins connue que celle d’Al Capone ou Lucky Luciano, sa vie est un roman en noir et blanc.

Également d’origine martiniquaise, Elizabeth Colomba a elle aussi immigré aux USA. Elle y a rencontré Aurélie Lévy. C’était il y a vingt ans. Les deux amies signent Queenie, la marraine de Harlem, aux éditions Anne Carrière.

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