Chronique : Cinq avril -1- L'héritier de Da Vinci (Dupuis)

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O rphelin et abandonné, Avril n'est pas tombé dans la bonne maison par hasard. Éducation, apprentissage, les années passent au contact d'un érudit, un certain Léonard de Vinci. L'enfant, naguère turbulent, est devenu un adolescent dégourdi et brillant dans bien des domaines. Alors tout proche de passer de vie à trépas, son hôte lui fait la promesse de lui transmettre tous les secrets de ses recherches et de ses travaux. Un legs dont le jeune homme aura grandement besoin s'il veut apporter sa science au service de la Bretagne, une région qui se bat pour conserver son indépendance et qui pourrait renfermer et révéler ses propres origines...

Après Mourir sur Seine, Gravé dans le sable, et N.E.O, le romancier à best-sellers Michel Bussi fait un pas de plus dans la bande dessinée, une nouvelle fois secondé par Fred Duval avec qui il avait collaboré sur Nymphéas noirs et Un avion sans elle. Avec Cinq Avril le binôme opère un changement radical de décors et de thème. La trame, fictive, se greffe à partir de la fin de vie du célèbre artiste et inventeur Léonard de Vinci, et vient se poser à califourchon sur une période de l'histoire de France. Elle fait état du parcours initiatique et de la quête d'identité d'un jouvenceau devenu l'équivalent d'un fils spirituel et qui, comme s'il avait un peu le sang d'un enfant prodige, mettra tout son talent pour servir une cause libertaire. Instructif, c'est, au-delà d'un engouement certain pour une aventure de capes et d'épées et d'une intrigue accrocheuse, l'occasion d'en apprendre davantage sur le traité du verger et de combler certaines lacunes en la matière, l'ensemble étant relayé par le trait caricatural et « galopin » de Noé Monin (MarbleGen, Lâmes d'Apretagne).

Tout public, L'Héritier de Da Vinci est un récit original qui est suffisamment bien ficelé pour surprendre et susciter l'envie d'une prochaine lecture.

Par D. Roy

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