Chronique : Dreams Factory -2- La chrysalide des coeurs (Soleil Productions)

Il y a 5 jours 14

O lin se souvient : il n'était qu'un enfant quand, aux pieds des portes de la Dream factory, il pressentait déjà que tout finirait mal. Pourtant, sa sœur Katy, confiante, monta les marches et se laissa avaler par la lumière blanche. Tant d'années ont passé… Maintenant, la priorité est de sauver le frère d'Indira. Pour cela, elle et lui s'en remettent à Noah. Allié ou traitre ?

Conclusion du diptyque sorti de l'imagination de Jérôme Hamon. La fin du tome

précédent laissait le lecteur dans l'attente du petit plus qui sortirait ce récit du lot des autres productions jeunesses du même genre. , La Chrysalide des cœurs laisse perplexe car de nombreuses questions restent sans réponse. Les motivations des divers protagonistes restent floues, ainsi que le fondement même de l'entité qu'est la fameuse usine. Les personnages du côté obscur sont plus charismatiques et par la même, intéressants que la poignée de héros, plutôt fades et peu développés. Cela est d'autant plus dommage que le scénariste a réussi a créer une réelle dimension dramatique (qui se retrouve dans la jolie couverture), mais qui, du fait du manque d'empathie, tombe vite à plat. La carence en dialogues (origine ou conséquence du manque de fond) n'aide bien évidemment pas à la clarté du scénario.

C'est donc Suheb Zako qui sauve les meubles avec ses illustrations de toute beauté. Les scènes d'action, nombreuses, sont d'une fluidité et d'un dynamisme sans défaut. Associées au style d'inspiration manga, c'est un film d'animation qui défile sous les yeux. Les tons bleutés et pourpres engendrent une colorisation globalement froide, dotant l'histoire d'une ambiance glacée comme il se doit.

Un conte typé steampunk relativement noir qui aurait mérité d'être plus étoffé car l'intrigue, au terme de ce second épisode, reste obscure. Néanmoins, le graphisme aux allures d'animé japonais se révèle impeccable.

Par L. Moeneclaey

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