Chronique : Lever l'encre - Lever l'encre - Carnet de voyages et de tatouages (Delcourt)

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A lors qu'il se promène dans les rues de San Francisco à la recherche d'une boutique de Street art, Cookie s'arrête net, foudroyé par la fulgurance d'une phrase taguée sur un mur : " where we are going, we don't need roads ". Et voilà, pour lui, c'est comme ça que la passion a commencé.

Après la paternité et la sexualité masculine, Cookie Kalkair s'attaque à un sujet moins sérieux. Quoique, ça dépend pour qui ! De 2008 à 2014, ce baroudeur et sa femme auront fait le tour du monde et dans chaque pays visité, ils se seront fait tatoués un motif. Du traditionnel japonais au old school d'Amsterdam, du «points de croix» bien particulier de son amie Mariette de Plouhinec au tribal de Tahiti. Puis la Belgique et son duo féminin, le style carcéral en Russie : le couple voyage au grée de cet art corporel. Chaque pays est prétexte à une anecdote servant de thématique et formant un chapitre : l'historique, la technique, les significations pour chaque culture, le vécu des tatoueurs… Le tout narré avec bonne humeur et humour. Les lecteurs avertis sur ce monde n'apprendront pas forcément de nouvelles choses mais seront à coup sûr charmés par ces deux fanas de peaux encrées. Cette bande dessinée fonctionne comme un carnet de bord des différentes expériences des pérégrinations et des tatouages de l'auteur.

La forme se révèle également très agréable, avec un dessin caricatural expressif qui s'inscrit dans un découpage relativement éclaté, presque un livre d'illustrations sur la plupart des planches. La colorisation particulière, en rouge, vert et jaune, donne beaucoup de peps et de personnalité à l'ensemble.

Essentiellement, autobiographique, cet ouvrage original fera passer un bon moment aux novices, comme aux confirmés de la tatoumania.

Par L. Moeneclaey

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