Chronique : Maison Ikkoku (Perfect Edition) -9- Tome 9 (Delcourt)

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À l’occasion de la consécration de Rumiko Takahashi à Angoulême lors de l’édition 2019 du FIBD, les éditions Delcourt/Tonkam ont offert aux lecteurs français la perfect edition d’une de ses séries cultes : Maison Ikkoku. Davantage connue par sa version animée diffusée dans le Club Dorothée (sous le nom de Juliette je t’aime, le seul animé où le « jus de pommes » occasionne les mêmes conséquences qu’un apéro musclé), il aura fallu attendre l’année 2001 pour découvrir la véritable histoire de cette comédie romantique avec la sortie du tome 1 chez Tonkam. Et cette fois-ci avec les noms d’origines pour les personnages et sans censure contrairement à la version TV.

La jeune veuve Kyoko Otonashi (la fameuse Juliette) devient la nouvelle concierge de la résidence Ikkoku. Elle y fait la connaissance des locataires du lieu, tout aussi déjantés que paumés. L'un de ceux-ci,Yusaku GODAI, cherche désespérément à entrer à la fac et est accessoirement le souffre-douleur des autres locataires, à tel point qu'il envisage de quitter la résidence pour pouvoir étudier tranquillement. Lorsqu’il rencontre Kyoko, Il tombe sous son charme et révise sa décision...

Ce tome 9 de la perfect edition approche le lecteur du dénouement de cette série, qui compte 10 tomes au total. De ce fait, les relations ont avancé. Le triangle amoureux formé par Shun, Yusaku et Kyoko arrive à son climax avec la décision surprenante de Shun d'accepter un mariage arrangé. Les chapitres suivants laisseraient penser que Yusaku et Kyoko oseront enfin avouer leurs sentiments… et bien non puisque l’autrice s’amuse à glisser quelques quiproquos qui vont amener notre jeune étudiant à son point de départ. Le dernier chapitre donne envie de se pencher sur la suite afin de voir comment nos deux amoureux vont résoudre leurs malentendus. Maison Ikkoku est une référence en matière de comédie romantique. Les scenarii des chapitres suivent une trame narrative linéaire ce qui donne de la profondeur aux personnages principaux, mais cela minimise les autres qui passent au rang de faire-valoir. Takahashi maîtrise l’art du rebondissement qui casse la monotonie d’un récit, le rendant ainsi dynamique et agréable à suivre. Graphiquement, son trait unique et reconnaissable pourrait paraître vieillot pour un lectorat jeune,cependant il reste précis et très eighties !

Un manga plaisant et très divertissant pour les amateurs de belles histoires d'amour.

Par Johann Vegeraud

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