Chronique : Selina Kyle : Catwoman -3- Entre deux vies (Urban Comics)

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M ettre la main sur un dossier permettant de museler toute la pègre de Villa Hermosa est aussi tentant que de subtiliser une rivière de diamants qui coule des jours tranquilles au fond d’un coffre. Toutefois, ceci n’est pas sans risque et, au jeu du chat et de la souris … Catwoman pourrait se faire manger toute crue !

Album choral, Entre deux vies permet à Joëlle Jones de jouer - une dernière fois - les chefs de pupitres et sonne la fin des aventures, à Villa Hermosa, de la plus féline des cleptomanes.

Pour l’occasion, les deux premiers épisodes expédient les affaires courantes et permettent à celle qui déclarait « faire des histoires pour ceux qui détestent lire », d’entrer (enfin) en scène. Sans faire injure à ses acolytes, le trait de l’auteure américaine possède quelque chose de plus qui confère à son dessin une dynamique et une vivacité qui en font toute la singularité. Cependant , il convient d’admettre que la mise en couleurs et les tramés de Laura Allred, qui interviennent sur un crayonné numérique imprimé en bleu et encré au pinceau, ne sont pas étrangers à la lisibilité de planches superbement architecturées. Cela étant dit pour la forme, qu’en est-il du fond ?
Engagée psychologiquement et physiquement plus que de coutume dans son combat contre Raina Creel, Selina Kyle apparait fragilisée et en proie au doute. Quoi qu’il en soit, même si l’ex-petite amie de Batman est à la peine, elle trouve - dans un final elliptique - la force de caractère suffisante pour retomber sur ses pattes !

Portée par une Joëlle Jones au sommet de son art, ce troisième opus clôt son escapade sur Catwoman, lui donnant ainsi toute latitude pour finir le prochain opus de la très vintages Lady Killer !

Par S. Salin

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