Dans la discothèque de Claire Bretécher

Il y a 2 années 215

DIDIER SQUIBAN, « Molène » (1993)

« Ma mère écoutait énormément FIP, et elle était du genre à appeler le standard pour connaître le nom de l’artiste qu’ils avaient diffusé mardi à 13h42 », raconte Martin en riant. Une fois nantie de son précieux renseignement, elle fonçait acheter « trois piles de CD », soit à la Fnac, soit chez son disquaire, place du Québec à Paris. Elle en offrait beaucoup à tout le monde. Bien que natural born Nantaise, Claire Bretécher n’avait pas développé de prédilection particulière pour la musique bretonne, sauf pour Didier Squiban. « Mais c’est de la musique classique bretonne », nuance Martin. Pas de folklore donc, mais un son de piano concertiste très posé, très « jarrettien ». La celtitude s’y déploie tout en épure.

MIKE OLDFIELD, « Tubular Bells » (1973)
KEITH JARRETT, « Paris Concert » (1990)

A priori, on ne l’imagine pas planer sur ce must du rock progressif anglais, qui est aussi la BO d’un film mythique, « l’Exorciste » (1973), de William Friedkin. Pourtant, Claire Bretécher a acheté le disque à une dizaine d’exemplaires et l’a écouté sans discontinuer durant des années dans son atelier, mais aussi dans sa maison de vacances à Belle-Ile-en-Mer. D’une manière générale, la dessinatrice écoutait peu de chansons – même si elle voyait Françoise Hardy, dont une photo en noir et blanc orne son atelier, comme « la plus belle femme du monde ». Elle préférait les longs tunnels de musique instrumentale qui lui permettaient de se concentrer sur son travail

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