Fourmies la Rouge, d’Alex W. Inker: la ballade des martyrs du 1er mai

Il y a 3 semaines 54

Réservé aux abonnés

LA BD DE LA SEMAINE - Un bel album sur l’un des événements fondateurs de la fête des travailleurs.

Alex W. Inker a écrit et dessiné en hommage à ses grands-mères et grands-oncles qui ont passé leur vie derrière les machines des filatures de Fourmies. Alex W.Inker/Ed. Sarbacane

La Grand-Place de la ville de Fourmies, connue dans le Nord pour sa forêt de cheminées d’usine, est encore vide à l’aube de ce 1er mai 1891 qui va la faire entrer dans l’histoire. Tandis que le soleil commence à rougeoyer derrière l’horizon, le clocher de l’église s’anime, dong! dong! dong!, et réveille une jeune fille qui allume la chandelle posée sur sa table de nuit. Scapulaire autour du cou, chapelet entre ses mains jointes, elle s’agenouille un moment puis enfile une longue robe noire, noue en chignon ses cheveux flamboyants, descend dans la cuisine et avise sa mère de sa décision: aujourd’hui elle n’ira pas travailler à l’usine, elle se joindra à la manifestation lancée par le Parti ouvrier pour demander la journée de huit heures - dix heures par jour, six jours sur sept, c’est le bagne. La jeune Maria songe aussi qu’elle s’échappera pour aller cueillir au bord de la rivière les belles branches d’églantine qu’elle a repérées en prévision de ce jour de mai où la coutume invite les

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 70% à découvrir.

Abonnez-vous : 1€ le premier mois

Annulable à tout moment

Déjà abonné ? Connectez-vous

Lire la Suite de l'Article