Pénélope Bagieu, la culottée de la BD

Il y a 3 semaines 59

Réservé aux abonnés

Par 

Publié il y a 2 heures, Mis à jour il y a 1 minute

Dans sa nouvelle BD, Pénélope Bagieu livre ses souvenirs d’enfance. Eva Cagin

PORTRAIT - La dessinatrice de Culottées livre sa première autobiographie, Les Strates, dans laquelle elle raconte les moments fondateurs de sa jeunesse. Un exercice d’autoanalyse d’une sincérité désarmante.

Cela fait presque dix ans que Pénélope Bagieu dessine secrètement des chapitres de sa propre vie avec l’idée de «ne surtout pas en faire un livre». Raté! Les Strates, BD autobiographique, sort ce 10 novembre chez Gallimard. On ne s’en plaindra pas, tant ces morceaux d’enfance et d’adolescence sonnent juste. Des premiers émois amoureux de la dessinatrice à un Erasmus à Londres en passant par des anecdotes familiales et des épisodes douloureux. «Je me suis rendu compte que le dénominateur commun à toutes ces histoires, c’était un événement a priori anodin qui avait été hyperconstitutif de l’adulte que je suis», décrypte l’intéressée.

À lire aussiAlice Guy, première réalisatrice au monde, renaît dans un superbe album

Ainsi, quand ses camarades de l’École de ski français reçoivent un flocon, la petite Pénélope, peu dégourdie sur la neige, doit se contenter d’une broche ourson. Ses parents lui cachent qu’il s’agit d’un lot de consolation et la félicitent pour cette «récompense spéciale». De quoi lui donner la certitude d’être douée en sport, voire d’être meilleure que les autres.

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ? Connectez-vous

Lire la Suite de l'Article